Vous trouverez dans cette rubrique les réponses aux questions les plus fréquemment posées.
Si toutefois votre question ne figurait pas dans cette liste, n’hésitez pas à nous la poser ici


Question : Quels déchets sont concernés par le projet du SYDEMER ?
Réponse :

 

 

Le projet concerne les déchets ménagers et assimilés résiduels, c'est à dire les déchets qui ne font pas l'objet d'une collecte sélective. 

 

Aujourd'hui, sur le territoire concerné par le SYDEMER, ces déchets sont majoritairement enfouis au Centre de Stockage de Roche-la-Molière. 

 

Les déchets ménagers et assimilés résiduels comprennent : 

- les ordures ménagères résiduelles (OMr) après collectes sélectives : les "poubelles grises"

- les déchets type "encombrants" collectés en déchèterie et non valorisés : les bennes "tout venant"

- les déchets résiduels des communes (déchets de nettoiement et d'activité des services municipaux)

- les refus des centres de tri

- les refus des installations de compostage des déchets verts

Question : Sera-t-il possible de traiter d’autres types de déchets dans les futures installations du SYDEMER ?
Réponse :

 

 

des déchets industriels ?

 

Le traitement des déchets industriels n’est pas du ressort du SYDEMER : le projet du Syndicat concerne les déchets ménagers et assimilés.

 

Les déchets industriels sont traités dans le cadre de filières spécifiques gérées par des prestataires privés.

 

 

des boues de stations d’épuration ?

 

Ces boues proviennent de l'épuration des eaux usées municipales qui sont acheminées par les réseaux d'assainissements (égouts) dans des stations d'épuration.

 

Aujourd’hui, le traitement et la valorisation de ces boues n’est pas du ressort du SYDEMER et les EPCI membres n’ont pas souhaité prendre en compte ces gisements dans le projet.

 

Leur intégration représente un certain nombre de contraintes :

- la valorisation des composts de boues et la valorisation des composts d’Ordures Ménagères sont soumises à des normes et à des réglementations différentes.

- l’intégration de boues de STEP dans le procédé de méthanisation génère une contrainte supplémentaire en matière de valorisation du méthane produit.

 

Pour autant, si les filières actuelles de traitement des boues sont remises en cause et que le SYDEMER est sollicité pour intégrer ces gisements, une étude complémentaire pourra être conduite.

 

 

des déchets d’activités agricoles ?

 

Les déchets d’activité agricoles ne font pas non plus partie des compétences confiées au SYDEMER. Ce dernier n’a pas de maîtrise de ces gisements et les procédés de traitement sont différents.

Question : Le projet du SYDEMER prend-il en compte les objectifs de tri et de prévention ?
Réponse :

Le dimensionnement des futures installations (156 500 t. à traiter en 2030) a été calculé en tenant compte des différents objectifs réglementaires tant en matière de diminution de la production que de valorisation des déchets, et notamment les objectifs particulièrement ambitieux de la loi pour la Transition Energétique et la Croissance verte.  

 

Les 5 collectivités membres du SYDEMER encouragent la diminution de la production de déchets et mettent en œuvre les moyens nécessaires pour atteindre les différents objectifs de valorisation suivants :

- une diminution de 10 % entre 2010 et 2020 des déchets ménagers et assimilés ;

- un taux de valorisation des déchets ménagers de 55 % en 2020 et 65 % en 2025 ;

- un taux de recyclage des emballages ménagers et journaux-magazines de 75 %.

Question : Le projet du SYDEMER remet-il en cause les politiques de prévention, de tri et de collecte des collectivités membres ?
Réponse :

 

 

Le projet du SYDEMER ne vient pas concurrencer les actions de prévention et de valorisation menées en amont dans les collectivités. Au contraire, il s’inscrit en complémentarité, sur les déchets non triés et non valorisés.

 

En particulier, il ne remet pas en cause les consignes de tri existantes, ni les démarches de compostage domestique (individuel et collectif).

 

Question : Le SYDEMER peut-il mettre en œuvre une collecte séparative de biodéchets sur le territoire ?
Réponse :

La collecte des déchets ne relève pas de la compétence du SYDEMER.

 

Cependant, la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte encourageant le tri à la source des déchets organiques, les installations du SYDEMER seront conçues de manière à s’adapter aux dispositions prises par les EPCI membres en la matière. 

Question : Qu'est-ce que le "Combustible Solids de Récupération » (CSR) ?
Réponse :

CSR gros plan SMED06

Le CSR est un combustibles de substitution préparé à partir des déchets qui ont un fort pouvoir calorifique (PCI), grâce à des processus de tri et de broyage.
 
 
Le CSR est stable et sec; il peut être stocké et transporté facilement.
 
 
Aujourd’hui en France, on peut l'utiliser comme combustible dans des cimenteries, mais également comme combustibles de substitution dans les chaufferies urbaines ou industrielles. 
 
 
Considéré comme un combustible de récupération, il participe à réduire la dépendance aux énergies fossiles. 
 
 
Il s’agit d’un procédé en développement, encouragé par la Loi pour la  transition énergétique pour la croissance verte, et qui fait actuellement l’objet d’aides des pouvoirs publics pour sa valorisation. 
Question : Le SYDEMER a-t-il déjà repéré un/des site/s pour implanter les futures installations ?
Réponse :

Des études de recherche de sites ont été initiées mais aucun lieu d’implantation n’a été choisi à l’heure actuelle. 

Question : Les scientifiques ont-ils défini un procédé plus valable que les autres ?
Réponse :

 

 

La communauté scientifique et les politiques nationales et européennes ne plébiscitent aucun procédé de traitement en particulier.

 

Cependant, elles préconisent une hiérarchie des modes de traitement :

  1. prévention / réduction à la source
  2. valorisation matière ou organique (procédés de tri/recyclage, compostage, méthanisation)
  3. valorisation énergétique (méthanisation, incinération avec récupération d’énergie, combustibles solides de récupération)
  4. stockage (enfouissement)

 

Chaque procédé présente des contraintes et opportunités, le choix dépend des spécificités de chaque territoire. C’est pourquoi le SYDEMER a réalisé des études pour définir les modalités de traitement les plus adaptées à son territoire.